Depuis quelques temps, des nouveaux inquisiteurs sont au travail. Une « affaire » mélangeant allégrement vie professionnelle et politique occupe au quotidien les colonnes de la presse locale et les écrans de ses blogs.
Faut-il donc que le sujet soit si important pour passer avant de véritables problèmes de société ?
On y évoque donc mon activité professionnelle puis les relations que je peux tisser ou non dans ce cadre avec certaines personnes ou élus. Or, le fondement de cette affaire reste le domaine professionnel. Un domaine que j’aimerais, comme ma vie privée, que l’on respecte.
Bien entendu, on mentionne mon parcours politique. Un parcours indélébile marqué à droite au cœur de formations politiques légales.
Celui-ci m’a amené à y évoluer, à affiner des positions, à aussi y incarner une ligne critique jusqu’à prendre clairement un autre chemin.
Je n’ai pas pour habitude de fermer les yeux sur les erreurs et les réalités. J’en tire donc personnellement des conséquences que je transforme en actes et en pensées.
Il faut aussi peut-être se souvenir d’un temps où tenir les propos de campagne de Nicolas Sarkozy vous classait irrémédiablement à la droite de la droite.
N'est-il pas franchement surprenant que l'on me demande des décennies après leur heureuse disparition en Europe de condamner les totalitarismes ?
Faut il rappeler que siègent dans nos assemblées et collectivités locales des centaines d'élus qui, non contents d'avoir soutenu mordicus, et jusqu'au bout, un totalitarisme qui a fait 100 millions de victimes dans le monde, se sont vus intronisés dans la vie démocratique sans jamais avoir à prononcer la moindre formule de repentance.
Me demander de condamner les totalitarismes, c'est faire comme si à un moment ou à un autre de ma vie politique antérieure j'avais prêté le flanc à un tel soupçon. Que les procureurs fouillent les archives locales de la presse ou des tribunaux; ils ne trouveront rien qui puisse étayer leurs calomnies.
Si je condamne bien évidemment toute forme de totalitarisme comme je l'ai toujours fait, je ne puis m'empêcher de constater que les soupçons, les dénonciations obliques et les procédés d'inquisition qui sont le lot commun des régimes autoritaires sont employés sans vergogne et ad nauseum par ceux qui cherchent à détruire ma vie professionnelle.
Quelle leçon de démocratie et de tolérance prétendent-ils m'adresser ? En ce qui me concerne j'assure ne signer aucun contrat avec la Chine ou la Corée du Nord. Je jure aussi, pendant qu'on y est, n'avoir jamais passé les moindres vacances à Cuba.
Ma famille, son histoire, mes racines, mes rencontres, mes actes ont été marqués par un refus affirmés des deux totalitarismes, jumeaux sanglants du XXème siècle.
Dans une note parue sur mon blog, j’écrivais : « Hegel affirmait que rien de grand ne pouvait s’accomplir sans passion. C’est aussi cette passion des défis à relever dans un cadre renouvelé qui me pousse à penser et poursuivre aujourd’hui mon engagement d’une approche différente».
Les témoignages récents me confirment aussi que mon ouverture d’esprit, mon sens de l’honneur, mon engagement pour la chose publique et ma connaissance des dossiers valent plus que les pierres jetées ces derniers jours.
Je suis simplement en accord avec mes actes, comme je l’ai toujours été, lors des Présidentielles en évoquant la justesse des certains propos du candidat centriste ou la nécessité d’un réveil d’une droite populaire et ouverte.
Fin de polémique, la vraie vie reprend ses droits.
Stéphane Bourhis
Ps : celles et ceux qui veulent m'écrire peuvent le faire par le biais de mon adresse. Libre aussi de faire circuler ce texte.
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