Démocratie Directe : Pensées et paroles sont libres, sinon libérons-les !
La France a toujours eu du mal avec la démocratie directe. Du mal à poser les bonnes questions. De la droite traumatisée par les résultats du référendum de 1969 à la gauche traumatisée par les réponses potentielles du peuple à des questions qu’il ne faudrait pas poser, la démocratie directe fait peur. Même Alcuin, dont on a retenu que le « Vox populi, vox Dei » oubliant le reste de la citation, se méfiait de cette voix populaire.
En France, les élites, les bobos aiment le peuple… loin et de loin. En Libye, au Maroc, il est de bon ton d’adorer les « vents de libertés ». Quand ils soufflent dans les votations en Suisse ou en Italie, nos élites aiment moins. Alors qu’en serait-il chez nous ?
Pourtant, la meilleure façon que l’on ne confisque pas la démocratie ou qu’on ne l’instrumentalise pas serait justement de donner la parole au peuple, de l’éveiller et de le responsabiliser.
Certains oublient qu’un mandat ne devrait en aucun cas être un chèque en blanc pour faire tout et n’importe quoi. Là, et su des sujets sensibles, les référendums s’imposent.
En Suisse, au Liechtenstein, aux Etats-Unis d’Amérique, en Allemagne et en Italie, les consultations ponctuent la vie politique sans que personne n’y trouve à redire. Qu’attendons-nous ici ?
Le retour de la démocratie, peut-être !
PS : En Alsace, Robert Grossmann posait récemment la question d’un référendum sur le vote des immigrés extra-européens aux élections locales. En France, François Fillon, dans son discours de politique générale devant l’Assemblée nationale, annonçait l’organisation d’un vote sur un projet de loi déposé par ses soins sur la base de l’article 11 de la Constitution française. Un mode qu’il conviendrait de faciliter.


Comments
One Response to “Démocratie Directe : Pensées et paroles sont libres, sinon libérons-les !”Trackbacks
Check out what others are saying...[...] la voix du peuple, exprimée par la démocratie directe, permettra, comme en Suisse, de faire avancer des dossiers que les élites renâclent à toucher du [...]