« Pour l’élu que je suis, il ne peut y avoir qu’une capitale d’Alsace, c’est Strasbourg. Aujourd’hui, je vous propose que nous imaginions, tous groupes confondus, une motion de soutien au rôle de Strasbourg en tant que capitale régionale et européenne ». Au cœur d’une lettre à Vincent Debes, Maire de Hoenheim, cette demande reçoit une réponse positive.
« J’ai bien reçu votre courrier du 25 novembre 2011 concernant une motion de soutien au rôle de Strasbourg en tant que capitale régionale et européenne. J’envisagerai cette motion suite à celle du conseil municipal de la ville de Strasbourg, point qui a également été évoqué lors du conseil de CUS de vendredi dernier.
Je vous transmettrai rapidement un projet que je soumettrai également aux autres groupes. »
Plus que jamais, l’avenir de nos villes dépassent les clivages. C’est aussi en ce sens que j’adressais récemment une tribune à la presse :
Strasbourg doit être la capitale unique d’une Alsace unie !
Attendue, l’annonce de la réalisation du Conseil d’Alsace réjouit celles et ceux dont je suis qui attendaient que l’Alsace montre la voie de l’innovation institutionnelle. L’Alsace montre en effet qu’il est possible, en pleine crise économique, d’oser évoluer et de rationaliser le mille-feuille administratif national.
Naturellement, on attendra le référendum et son résultat, mais surtout les effets pratiques de cette nouvelle donne institutionnelle qui montrent que l’Alsace est plus qu’une addition de territoires. Elle est bien une région, un cœur de France ouvert sur l’Europe.
Par contre, il ressort d’échos, de rumeurs, que le choix de la capitale d’Alsace accoucherait d’une double capitale Colmaro-Strasbourgeoise. Comment ne pas, là, s’interroger ?
Pourquoi vouloir mettre en place « un machin » qui passerait son temps à voyager entre deux bouts de l’Alsace, à l’instar, par exemple, de ce qui pénalise et coute à Strasbourg : la double capitale européenne !
Un signe aux anti-Strasbourg
Si l’on veut justement soutenir Strasbourg en temps que capitale européenne, songeons au symbole négatif que ferait peser à la ville un abandon même par les institutions alsaciennes. Les anti-Strasbourg auraient beau jeu de monter les Alsaciens, les uns contre les autres pour mieux porter un coup fatal à la France et à l’Alsace.
D’autres régions européennes ont montré la voie en se donnant une capitale unique. On pense à la Catalogne et Barcelone.
Imagine-t-on le Bade-Wurtemberg proposer qu’il y ait une seconde capitale associée à Stuttgart ? Non ! D’ailleurs connaissons-nous une région qui aurait deux capitales ? Non !
Enfin, alors que la confiance entre le peuple et les élus connaît des soubresauts, imagine-t-on construire un nouveau palais à Colmar pour accueillir l’ensemble des élus ? Naturellement non !
J’ai fait partie du jury qui accompagna en son temps la construction du futur hôtel de région alsacien. Parmi les doléances, Adrien Zeller avait tenu à ce qu’il puisse accueillir l’ensemble des élus régionaux et départementaux. Autant en profiter.
Lui qui conclut son livre « La France enfin forte de ses régions » de cette citation d’Antoine de Saint Exupéry : « L’important, ce n’est pas de prévoir le futur, c’est de le rendre possible », avait tenu à rendre le Conseil d’Alsace possible… à Strasbourg.
Stéphane BOURHIS
Conseiller Municipal de Hoenheim
www.hoenheim.com

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