Strasbourg, droit à la sécurité, l’omerta ne soigne rien
Incendie de voitures : L’omerta ne sert pas la bonne cause
La loi du silence – l’omerta – imposée concernant le nombre de véhicules incendiés pendant les fêtes à Strasbourg ne fait pas le jeu de la sécurité. À l’heure d’Internet et des smartphones, chaque quartier sait ce qu’il s’est passé chez lui et le voisin. L’excuse de l’émulation ne tient pas. Ce qui se passe sur la communauté urbaine de Strasbourg concerne tous ces élus, sans distinction de partis ou de villes.
Comment ne pas comprendre qu’une famille dont le véhicule, souvent l’outil de travail ou de transport, a été détruit ne soit pas en colère lorsqu’elle entend qu’il ne s’est rien passé dans son quartier ? Comment ne pas penser aux professionnels mobilisés – policiers, gendarmes, pompiers et personnels de santé – qui ont pris des risques pour intervenir, soigner ou limiter des dégâts, parfois au péril de leur intégrité physique ?
Si la sécurisation des quartiers passe par un traitement social, elle passe par l’application stricte de la loi et la mobilisation responsable de ses habitants, surtout lorsque l’on connaît le poids et le coût de l’insécurité sur l’économie.
Il est aujourd’hui évident que l’omerta cache la vérité à une majorité de gens, mais qu’elle n’empêche pas une minorité de gâcher la fête et de prendre en otage les honnêtes habitants de leurs quartiers. Cela ne devrait pas exister en République !
Les habitants de la CUS attendent des autorités et de leurs élus des actes, de l’engagement et un langage de vérité. Lorsque qu’ils entendent qu’une dizaine de véhicules furent incendiés à Strasbourg pour nouvel An ou même une vingtaine, ils savent qu’on ne leur dit pas tout… On rompt là la confiance entre les politiques et le peuple. La pensée magique, la dissimulation n’ont jamais servi la démocratie.
Pour ma part, j’ai proposé de compter ouvertement le nombre de véhicules incendiés rentré en fourrière dans les derniers jours de l’année et lors du passage vers 2012. Pas de réponses à ce jour ! Clairement, on ne nous dit pas tout et ce n’est pas la solution. Il faut tenir un langage de vérité et prendre les mesures qui s’imposent pour mettre les délinquants hors d’état de nuire !
Stéphane Bourhis – Conseiller Municipal Ump de Hoenheim

