La parution d’article (Ici sur Atlantico) sur les peurs des évasions fiscales post ou pré-élections présidentielles a le mérite de ramener le débat au fondement de la sémantique. Des débats entamés sur facebook m’inspirent donc.
Evasion : Une évasion est le fait pour un prisonnier de s’échapper de la prison où il est détenu
Prison : Une prison, centre de détention ou pénitencier est un lieu d’emprisonnement
Merci Wikipédia !
Maintenant, on serait donc en mesure de penser que la France, pays des libertés, serait devenue une « prison » fiscale d’où certains arriveraient, par des complicités ou des conseils, à s’évader. Le reste du pays, tout au moins la partie payant des impôts seraient de facto, des « prisonniers » fiscaux.
L’image est caricaturale. Néanmoins, elle pose la question de l’impôt qui s’il est mentionné dans la Constitution de 1958 peut aujourd’hui paraître par moment injuste ou excessif.
Nous sommes là dans le subjectif naturellement, mais trop d’impôts tue … non pas l’impôt, mais souvent l’imposé ou l’imposable. C’est de l’excès que nait l’envie d’évasion permise à certains, la tentation de la fraude pour d’autres et le respect pour ceux, la majorité, qui payent l’impôt ou s’y soumette.
Songeons un instant au nombre de jours que l’on travaille par an pour payer l’impot, les impôts et les taxes dans une année. Certains prétendent que cela couvrirait presque les deux tiers de l’année ? A étudier par delà les étiquettes politiciennes car c’est une question de bon sens et de justice autant sociale que fiscale. A étudier aussi, les pistes pour dépenser moins, mieux tout en soutenant celles et ceux qui créent autant leurs emplois que des richesses pour tous.
Stéphane BOURHIS – Conseiller Muncipal UMP – Hoenheim
